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Jincey Lumpkin, du barreau au porno

Jincey Lumpkin shares her journey from a conservative upbringing in Georgia to embracing her identity as a lesbian.

(FR)

Elle était avocate, elle est devenue pornographe. Belle trajectoire pour Jincey Lumpkin, la “Hugh Heffner lesbienne”, surtout quand on vient d’une famille conservatrice… A 32 ans, la belle New-Yorkaise entame sa quatrième année comme scénariste, productrice et réalisatrice chez Juicy Pink Box, sa boîte de porno. Rencontre surprenante

– En France, l’image des lesbiennes reste caricaturale**.** On ne peut pas dire que tu rentres dans le cliché : tu as connu beaucoup d’hommes, tu as même été violée par un de tes copains…

  • J’ai toujours été attirée par les femmes. Je me souviens avoir dix ans et rester dormir chez une copine… je la trouvais jolie et cool. D’un seul coup j’ai eu cette irrépressible envie de lui lécher le bras, alors je l’ai fait. Ensuite j’ai totalement paniqué, je me suis retournée dans mon lit en me criant intérieurement dessus : “Jincey ! C’est quoi ton problème !?”

 Ah quand même*.*

  • Il faut dire que j’ai grandi en Géorgie, dans une ville sans homos, à une époque où il n’existait aucune lesbienne célèbre. Je ne voyais que des hétéros. Ma honte ne s’est pas arrangée quand, à 15 ans, mon père m’a expliqué que l’homosexualité était créée par des démons. J’ai pensé que j’étais possédée et que je terminerais en enfer. Mais bon, j’avais de grosses envies, donc je me suis rabattue sur les mecs. J’ai embrassé ma première femme à 22 ou 23 ans. Pour être honnête, mes premières expériences sexuelles avec des femmes ont eu lieu dans des boîtes à baise et c’était un peu décevant. Mais quand j’ai rencontré ma première vraie copine à 25 ans, tout s’est enfin éclairci : “OH MAIS JE SUIS LESBIENNE ! C’EST DONC CA !”
  • Lesbienne et quoi d’autre ?
  • Je me définis comme une lesbienne fem (ndlr : une lesbienne féminine), mais je pense que dans le futur on arrêtera de prêter attention aux catégories. A côté de ça, je suis avant tout une femme d’affaires. La majorité de mes clients sont des femmes hétéros, donc pour elles c’est tout une aventure… Leur fantasme n°1, c’est de coucher avec une autre femme ! Moi-même je découvre des choses tous les jours, tout le temps, alors imagine une femme au foyer dans l’Idaho !
  • Mais comment voir la différence entre tes films et ceux, bien pourvus en action lesbienne aussi, réalisés par des mecs ?

– La différence c’est que les filles qui couchent dans mes films le font parce qu’elles aiment la chatte. Je ne bosse qu’avec des lesbiennes, des bisexuelles ou des queers. Je ne ferai JAMAIS de film avec une hétéro qui se force pour la thune.

  • Wow. Comment tu travailles ?
  • L’honnêteté est ma valeur essentielle. Dans tout ce que je fais, je tente d’être sincère et transparente. Donc je discute avec mes actrices au sujet des scènes, je leur donne un salaire décent, je réclame des tests médicaux que je leur rembourse. Je veux des filles heureuses et saines. Le casting inclut les stars pour assurer qu’il y aura une vraie chimie à l’écran, et ce sont elles qui décident où sont leurs limites. Je leur donne du pouvoir.
  • C’est quoi, un bon film porno ?
  • Je ne m’en préoccupe pas vraiment. Personnellement, je m’inspire du cinéma classique et de l’art en général. Mon but est de créer une connexion sexuelle réelle, et de placer mes scènes dans un monde fantastique ultra-glamour et esthétique. On regarde du vrai sexe, mais d’une manière sublimée.
  • Ça a l’air plutôt chouette d’être toi.
  • Je je te dirai pas que je suis contente de me lever le matin, parce que je ne suis pas du matin… Mais oui, plus le temps passe, plus c’est cool. J’ai eu une enfance particulièrement difficile, qui m’a poursuivie en tant que jeune adulte. Mais aujourd’hui, j’apprends la joie et le bonheur. Chaque année qui passe me rend plus joyeuse.

Publié à l’origine par French GQ le 3 juillet 2012

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(ENG)

She was a lawyer, she became a pornographer. Great trajectory for Jincey Lumpkin, the “Hugh Heffner lesbian”, especially when you come from a conservative family… At 32, the beautiful New Yorker is starting her fourth year as screenwriter, producer and director at Juicy Pink Box, her porn box. Surprising encounter

– In France, the image of lesbians remains caricatured **.** We cannot say that you fit into the cliché : you have known many men, you were even raped by one of your friends…

  • I have always been attracted to women. I remember being ten years old and staying over at a friend’s house… I thought she was pretty and cool. Suddenly I had this irrepressible urge to lick his arm, so I did it. Then I totally freaked out, rolled over in bed, internally screaming at myself, “Jincey! What’s your problem !?”

– Ah anyway *.*

  • It must be said that I grew up in Georgia, in a town without gays, at a time when there were no famous lesbians. I only saw straight people. My shame didn’t get better when, at 15, my father explained to me that homosexuality was created by demons. I thought I was possessed and would end up in hell. But hey, I had big desires, so I fell back on guys. I kissed my first wife when I was 22 or 23. To be honest, my first sexual experiences with women were in fuck clubs and it was a bit disappointing. But when I met my first real girlfriend at 25, everything finally became clear: “OH BUT I’M A LESBIAN! SO THIS IS IT!”
  • Lesbian and what else ?
  • I define myself as a fem lesbian (editor’s note: a feminine lesbian), but I think that in the future we will stop paying attention to categories. Besides that, I am above all a businesswoman. The majority of my clients are straight women, so for them it’s quite an adventure… Their number one fantasy is to sleep with another woman! I myself discover things every day, all the time, so imagine a housewife in Idaho!
  • But how can we see the difference between your films and those, also well-equipped with lesbian action, made by guys ?

– The difference is that the girls who have sex in my films do it because they like pussy. I only work with lesbians, bisexuals or queers. I will NEVER make a film with a straight woman who pushes herself for money.

  • Wow. How do you work ?
  • Honesty is my core value. In everything I do, I try to be sincere and transparent. So I talk to my actresses about the scenes, I give them a decent salary, I ask for medical tests which I reimburse them for. I want happy, healthy girls. Casting includes the stars to ensure there will be real chemistry on screen, and they are the ones who decide where their boundaries are. I give them power.
  • What is a good porn movie ?
  • I don’t really care about it. Personally, I am inspired by classic cinema and art in general. My goal is to create a real sexual connection, and to place my scenes in an ultra-glamorous and aesthetic fantasy world. We’re watching real sex, but in a sublimated way.
  • It seems pretty cool to be you .
  • I won’t tell you that I’m happy to get up in the morning, because I’m not a morning person… But yes, the more time passes, the cooler it gets. I had a particularly difficult childhood, which continued with me as a young adult. But today I learn about joy and happiness. Each year that passes makes me happier.

Originally published by French GQ on July 3, 2012

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