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Jincey Lumpkin, la “Hugh Hefner du porno lesbien”

(FR) L’ex-avocate Jincey Lumpkin réalise et produit des pornos lesbiens. Au girl-on-girl bimbo, elle préfère le réalisme et le glamour des classiques américains. Son business cartonne. Avec sa belle poitrine et ses lèvres pulpeuses, Jincey Lumpkin a une dégaine de pin-up qui en ferait rougir de désir plus d’un. Mais que ces messieurs passent leur chemin, la belle ne s’intéresse qu’aux femmes. Mieux, on l’appelle la “Hugh Hefner du porno lesbien”. A l’instar du fondateur du magazine Playboy, Miss Lumpkin est devenue en quelques années une icône de l’industrie du X aux Etats-Unis. Productrice, scénariste et réalisatrice, elle est aujourd’hui le personnage le plus en vue du petit monde des films entre filles. Jincey naît dans les tréfonds de l’Amérique conservatrice, dans l’Etat de Géorgie. Finalement, c’est par la télé que la demoiselle apprend à élargir son horizon sexuel. En cachette, elle regarde le show corrosif de l’animateur Howard Stern qui accueille des porn-stars lesbiennes dans son émission. “Cela a été comme un choc, j’étais médusée !”, dit-elle. Avant d’embrasser une carrière dans le porno, Jincey Lumpkin a d’abord suivi les traces de son père en intégrant un cabinet d’avocats à New York. “Une situation chiante à mourir, je ne supportais pas les horaires de bureaux”, explique-t-elle. Pour s’échapper de son quotidien, elle décide alors de lancer un blog dans lequel elle raconte sa vie sexuelle. Un succès total, transformant rapidement la plate-forme en véritable réseau social pour lesbiennes qui y partagent leurs expériences. “J’ai toujours aimé parler de sexe, en fait, souligne Jincey Lumpkin, mais en tenant ce blog, j’ai finalement réalisé que ça allait au-delà, et que c’était le sexe qui m’épanouissait le plus.” En s’appuyant sur les contacts développés via son blog, l’avocate décide alors de se lancer dans la production de films lesbiens. En 2006, elle crée sa boîte, Juicy Pink Box, et envoie valser au passage tous les vieux clichés du girl-on-girl. “Je déteste ces films avec de fausses blondes qui portent de faux ongles, où tout est mis en scène pour qu’à un moment un type surgisse à l’écran.” A contrario de “ce manque de sincérité et de cet excès de plasticité”, elle veut insuffler du “réalisme et du glamour”, à l’image des classiques du cinéma américain dont elle raffole. “J’ai voulu que mes films soient vus comme les scènes de sexe d’un film normal, sauf qu’il n’y aurait que du sexe”, explique la productrice, qui se dit trop pudique pour passer devant la caméra. Il y a d’abord eu le show Taxi, avec une série de séquences tournées sur la banquette arrière d’un cab new-yorkais roulant de nuit, ou encore Therapy, une suite d’épisodes où de jeunes femmes se masturbent sur un divan le temps d’une profonde analyse. A chaque fois, elle filme ses actrices sous tous les angles, ne se contentant pas de gros zooms sur une paire de doigts explorant un vagin. On voit les actrices s’effeuiller, transpirer, on s’attarde sur leurs visages concentrés. Aussi, ces filles n’ont donc rien à voir avec la caricature de la bimbo siliconée. Ici, on a affaire à un éventail de demoiselles, de la plus hommasse comme l’ex-catcheuse Syd Blakovich à la très rebondie Ryan Kelly, en passant par l’androgyne Jet Blue. Et de poursuivre : “Mes films sont une expérience corporelle totale, le seul moyen de comprendre ce que les filles ressentent.” Le site de Juicy Pink Box, qui diffuse les films, est assailli par la demande. Il faut dire qu’avec un forfait mensuel de 25 dollars pour un accès illimité aux vidéos en ligne, l’affaire est plutôt tentante. Mais à présent, Miss Lumpkin voit plus grand : elle devrait rapidement développer une série de DVD de productions exclusives, distribuées dans le monde, ainsi qu’une gamme de produits dérivés. “On doit pouvoir diffuser notre vision du sexe comme n’importe quel lifestyle”, s’enthousiasme Jincey Lumpkin. Publié à l’origine par Les Inrockuptibles le 30 juillet 2011. ______________________________________________________________________________________________________ (ENG) Ex-lawyer Jincey Lumpkin directs and produces lesbian porn. To the girl-on-girl bimbo, she prefers the realism and glamor of American classics. His business is booming. With her beautiful breasts and luscious lips, Jincey Lumpkin has a pin-up look that would make more than one person blush with desire. But let these gentlemen move on, the beauty is only interested in women. Better yet, we call her the “Hugh Hefner of lesbian porn”. Like the founder of Playboy magazine, Miss Lumpkin has become in just a few years an icon of the porn industry in the United States. Producer, screenwriter and director, she is today the most prominent character in the small world of girl-on-girl films. Jincey was born in the depths of conservative America, in the state of Georgia. Finally, it is through TV that the young lady learns to broaden her sexual horizons. In secret, she watches the corrosive show of host Howard Stern who welcomes lesbian porn stars on his show. “ It was like a shock, I was stunned! “, she says. Before embarking on a career in porn, Jincey Lumpkin first followed in her father’s footsteps by joining a law firm in New York. “ A boring situation to die for, I couldn’t stand office hours ,” she explains. To escape from her daily life, she decides to launch a blog in which she talks about her sex life. A total success, quickly transforming the platform into a real social network for lesbians who share their experiences. Relying on the contacts developed via her blog, the lawyer then decided to launch into the production of lesbian films. In 2006, she created her own box, Juicy Pink Box , and in the process threw away all the old girl-on-girl clichés. In contrast to “ this lack of sincerity and this excess of plasticity ”, she wants to instill “ realism and glamour ”, like the classics of American cinema which she loves. First there was the show Taxi , with a series of sequences shot in the back seat of a New York cab driving at night, or Therapy , a series of episodes where young women masturbate on a couch time for a deep analysis. Each time, she films her actresses from all angles, not content with big zooms

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